EUROPEAN LAB BRUSSELS TIME TO ACT! 03.10.19 — 05.10.19

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L’Europe, fabrique d’alternatives

Souvent perçue comme la grande perdante du jeu géopolitique contemporain, l’Europe peut devenir le terrain où s’imaginent et se fabriquent les alternatives face aux périls écologiques, démocratiques et sociaux. En attendant que les institutions fassent enfin de ces défis une réelle priorité de leur agenda, de multiples forces s’activent déjà pour promouvoir des modèles plus soutenables.

Toute une frange de la jeunesse du continent est « en grève » face à l’inaction climatique des gouvernements, en Belgique, en Suède, en France et dans le monde entier. Des associations, à Bruxelles et partout en Europe, s’approprient des espaces vacants pour les mettre à la disposition de tous et produire du bien commun. Aux frontières du continent, de Tbilissi à la Palestine, des artistes font de la fête un outil de revendication politique. En Afrique, l’art déploie une philosophie qui inspire d’autres modalités d’êtres au monde et de relations au vivant.

De plus en plus d’îlots de résistances et de désobéissances se mettent en place ici et là, des ZAD aux places occupées, des ronds-points aux lieux squattés, des dancefloors en lutte aux ponts bloqués par le collectif Extinction Rebellion.

Convergences des résistances

Dans le même temps, loin des enlisements politiciens, une multitude d’acteurs s’affaire collectivement à l’abaissement de digues idéologiques obsolètes pour se retrouver autour de combats en vue de façonner « l’après ». Trans-générationnelles, ces luttes unissent autant jeunes marchant pour le climat que philosophes aguerris. Trans-sectoriels, ces enjeux s’appréhendent concomitamment, à l’image des flux migratoires qui se doivent d’être pensés à l’aune de la crise climatique, ou de la fin du monde mise en parallèle de la fin du mois. Pluridisciplinaires, ces combats mobilisent autant ingénieurs qu’artistes, scientifiques et activistes, citoyens ou écrivains. Tel est le sens de l’initiative portée par Bernard Stiegler, qui défend aux côtés de diverses personnalités un « memorandum of understanding » ayant vocation à alerter l’ONU le 10 janvier 2020 sur la « guerre » qu’ils estiment en cours.

Mais l’écriture de manifestes ou de nouveaux récits doit s’accompagner d’expérimentations et d’actions concrètes.

En rassemblant dans la capitale européenne ces différents acteurs, la troisième édition d’European Lab Brussels s’inscrit dans cette dynamique. Et entend coupler la nécessaire réflexion avec cet indispensable besoin d’action. Avec des temps pour penser et s’informer à travers tables-rondes ou keynotes, et d’autres pour s’outiller, par la mise en place d’ateliers. Des moments pour se confronter à l’altérité et sortir de sa zone de confort. En partenariat avec Bozar Agora et en parallèle du festival Nuits sonores Brussels, ce sont celles et ceux – collectifs, associations, chercheurs, nouveaux médias, artistes, penseurs – qui dessinent ces alternatives désirables et agissent sur leurs territoires qui sont conviés au cœur de l’Europe, échelon pertinent pour penser et porter ces transformations.

PROGRAMME

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