Mesdames et messieurs,
Pendant des décennies, le droit international a été la clé de voûte sur laquelle pouvaient se reposer les Etats. Aujourd’hui, il est ouvertement remis en question.
Or, quand le droit international est bafoué, le monde entier est perdant. On laisse libre cours à l’instabilité et à la violence.
Le monde connait une recrudescence de conflits, que l’on croyait appartenir à une époque révolue. Dans ce contexte, l’Europe continue de faire le choix de la coopération et non de la confrontation. Le choix de l’ouverture et non de l’exclusion.
C’est un choix remarquable, parfois difficile, et qui demande du courage.
Mais c’est aussi un choix qui a permis à l’Europe de prospérer et de trouver sa voie.
Avec l’Europe, nous sommes mieux préparés pour faire face aux évolutions en cours dans le monde numérique, renforcer nos armées, ou encore lutter contre le changement climatique. Ce ne sont là que trois exemples de l’inestimable plus-value de l’Union européenne.

Mais l’Europe doit encore affirmer davantage son leadership. Elle doit s’imposer comme un rempart et une alternative fiable au rapport de force brutal dont nous sommes les témoins aujourd’hui. En restant fidèle à ses valeurs : la démocratie, la justice et le droit.
Respecter le droit des gens et les droits fondamentaux, c’est assurer la dignité de chacun. Et c’est permettre d’instaurer la confiance dont nous avons tant besoin.
Heureusement, alors que bien des droits sont violés chaque jour, il reste des personnes qui honorent notre humanité.
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré deux pères de famille, l’un palestinien, l’autre israélien. Tous deux partagent une souffrance indescriptible : celle d’avoir perdu un enfant, victimes du même conflit.
J’ai été bouleversé par leur témoignage. Ils ont renoncé à tout esprit de vengeance et choisi de porter un message de paix. Une paix qui allégerait leur souffrance. Ces pères nous rappellent que, au-delà de la dimension politique, c’est toujours la dignité humaine qui est en jeu.
Je m’associe pleinement à leur plaidoyer et joins ma voix à tous ceux qui dénoncent les graves dérives humanitaires à Gaza, où des innocents meurent de faim et tombent sous les bombes, étouffés dans leur enclave.
La situation actuelle n’a que trop duré. Elle est une honte pour l’humanité toute entière. Nous soutenons l’appel du Secrétaire général des Nations unies à mettre fin immédiatement à cette crise insoutenable.
En Ukraine, où la population résiste avec un courage remarquable, la guerre poursuit ses ravages.
Il est essentiel de continuer à soutenir avec détermination les Ukrainiens, qui luttent pour leur souveraineté, et ce faisant, défendent aussi la nôtre.
Mesdames et messieurs,
Face à la violence et l’agitation qui grondent dans le monde, nos préoccupations internes peuvent sembler dérisoires.
Mais rien n’est moins vrai. Elles méritent toute notre attention – et celle de nos élus. Elles doivent être prises à bras le corps parce qu’elles ont un impact direct sur les citoyens.
A Bruxelles en particulier, il est urgent qu’un nouveau gouvernement se mette enfin au travail.
En ces temps troublés, la Reine et moi trouvons précieux de pouvoir célébrer, avec vous, notre Fête nationale.
Non pas pour oublier ce qui se passe ailleurs, mais pour nous rappeler qui nous sommes – et ce que nous pouvons réaliser ensemble, en tant que Belges et en tant qu’Européens.
Puisons de cette journée de connexion et de célébration l’énergie nécessaire pour affronter demain avec confiance et enthousiasme.
Damas y caballeros,
Durante décadas, el derecho internacional ha sido la piedra angular en la que los Estados podían confiar. Hoy, se cuestiona abiertamente.
Sin embargo, cuando se viola el derecho internacional, el mundo entero pierde. Se desatan la inestabilidad y la violencia.
El mundo experimenta un resurgimiento de conflictos que creíamos pertenecientes a una era pasada.
En este contexto, Europa sigue optando por la cooperación en lugar de la confrontación. Elige la apertura en lugar de la exclusión.
Es una decisión notable, a veces difícil, y que requiere valentía.
Pero también es una decisión que ha permitido a Europa prosperar y encontrar su camino.
Con Europa, estamos mejor preparados para afrontar los avances en el mundo digital, fortalecer nuestros ejércitos y luchar contra el cambio climático. Estos son solo tres ejemplos del inestimable valor añadido de la Unión Europea.
Pero Europa debe reafirmar aún más su liderazgo. Debe consolidarse como un baluarte y una alternativa fiable a la brutal lucha de poder que presenciamos hoy. Manteniéndose fiel a sus valores: democracia, justicia y Estado de derecho.
Respetar los derechos humanos y los derechos fundamentales garantiza la dignidad de cada persona. Y contribuye a construir la confianza que tanto necesitamos.
Afortunadamente, aunque muchos derechos se violan a diario, todavía hay personas que honran nuestra humanidad.
Hace unas semanas, conocí a dos padres, uno palestino y el otro israelí. Ambos comparten un sufrimiento indescriptible: el de haber perdido a un hijo, víctimas del mismo conflicto.
Su testimonio me conmovió profundamente. Renunciaron a cualquier espíritu de venganza y optaron por llevar un mensaje de paz. Una paz que aliviaría su sufrimiento. Estos padres nos recuerdan que, más allá de la dimensión política, la dignidad humana siempre está en juego.

Apoyo plenamente su petición y me uno a todos los que denuncian los graves abusos humanitarios en Gaza, donde personas inocentes mueren de hambre y son víctimas de las bombas, asfixiándose en su enclave.
La situación actual se ha prolongado demasiado tiempo. Es una vergüenza para toda la humanidad. Apoyamos el llamamiento del Secretario General de las Naciones Unidas para que se ponga fin de inmediato a esta crisis insoportable.
En Ucrania, donde la población resiste con notable valentía, la guerra continúa causando estragos. Es esencial que sigamos apoyando firmemente a los ucranianos, que luchan por su soberanía y, al hacerlo, también defienden la nuestra.
Damas y caballeros,
Ante la violencia y los disturbios que se avecinan en todo el mundo, nuestras preocupaciones internas pueden parecer triviales.
Pero nada más lejos de la realidad. Merecen toda nuestra atención, y la de nuestros cargos electos. Deben abordarse de frente porque tienen un impacto directo en la ciudadanía.
En Bruselas, en particular, es urgente que un nuevo gobierno finalmente se ponga manos a la obra.
En estos tiempos difíciles, la Reina y yo consideramos valioso poder celebrar nuestro Día Nacional con ustedes.
No para olvidar lo que sucede en otros lugares, sino para recordarnos quiénes somos y lo que podemos lograr juntos, como belgas y como europeos.
Saquemos de este día de conexión y celebración la energía que necesitamos para afrontar el mañana con confianza y entusiasmo.








